Les gars, c’est tout simplement faux.

Arrêtez-nous si vous l’avez déjà entendue : un gars entre dans le bureau du docteur et dit : « Docteur, j’ai de la difficulté à contrôler ma vessie ». Le docteur lui répond : « Enlevez-vous de mon tapis neuf. »

Évidemment, ceux qui souffrent d’incontinence ne trouvent pas drôles toutes ces blagues, et pourtant, pour une raison ou pour une autre, beaucoup finissent par se faire prendre et croire aux nombreux mythes entourant l’incontinence.

Dr Edward Matsumoto, un urologue au McMaster Institute of Urology au St.Joseph’s Healthcare à Hamilton en Ontario dit qu’il en a entendu de tous les genres.

« Ça fait partie du vieillissement. Si je vais chercher de l'aide, je vais me faire opérer. Ça doit être un cancer. Peut-être que je n’ai qu’à boire du jus de canneberges et que cela va s'en aller. » En outre, il dit entendre souvent cet échange à sa clinique : le mari dit : « Je n’ai pas de problème ». La femme insiste : « Croyez-moi, il a un problème. C’est moi qui lave ses sous-vêtements! »

voici ce qu’il est bon de savoir à propos de la fausseté de ces mythes, c’est que vous n’avez pas à vivre avec des problèmes de contrôle de la vessie

On définit l'incontinence urinaire ou la perte de contrôle de la vessie par une fuite involontaire d'urine, explique le Dr Matsumoto. « Elle peut varier de quelques gouttes dans les sous-vêtements après une vidange, à une fuite urinaire involontaire avec envie irrépressible d’uriner ou à une fuite quand on tousse », et elle peut arriver à n’importe qui, même au meilleur d’entre nous. Dans les faits, la Fondation d’aide aux personnes incontinentes (Canada) indique qu’environ 3,3 millions de Canadiens (soit 10 pour cent de la population) souffrent d’une forme ou d’une autre d’incontinence urinaire. Elle estime qu’environ 16 pour cent de la population masculine âgée de plus de 40 ans présente des symptômes d’incontinence. (Considérez-vous chanceux, les gars, parce que deux fois plus de femmes que d’hommes en souffrent!)

Les problèmes de contrôle des fuites urinaires surviennent quand les muscles sont trop actifs ou trop faibles. Si vos muscles sont trop faibles (et qu’un accident se produit quand vous éternuez ou que vous soulevez un objet lourd, par exemple), il est probable que vous souffriez « d’incontinence à l'effort ».

Par contre, si vos muscles sont trop forts (et que vous avez désespérément envie de faire pipi même s’il n’y a que très peu d’urine dans votre vessie), il est probable que vous souffriez « d’incontinence par impériosité », aussi connue sous le nom de vessie hyperactive.

Peu importe le type d’incontinence, de nombreux mythes circulent à ce sujet, et plusieurs d’entre eux s’effondrent dans le bureau de l’urologue au cours d’une simple visite.

Mythe no 1 : Vous n’êtes plus l’homme que vous étiez

Un des mythes les plus répandus veut que le contrôle de la vessie affecte votre virilité. « L’incontinence peut certainement influencer le sentiment de virilité qu’éprouve un homme sur le plan psychologique, » affirme le Dr Matsumoto. Mais certainement pas sur le plan physique. « La virilité dépend de la testostérone, l’hormone masculine produite par les testicules. » Vous voyez! L’incontinence a très peu à voir avec la virilité.

Mythe no 2 : Cela ne concerne que les hommes âgés

Un autre mythe populaire concerne l’âge. La plupart croient que la perte de contrôle urinaire est un problème dont souffrent uniquement les « vieux ». Bien que ce mythe comporte une certaine part de vérité, tout homme, peu importe son âge, risque de souffrir d’incontinence urinaire, insiste le Dr Matsumoto. Toutefois, en général, plus un homme vieillit, plus le taux d’incontinence augmente.

« La prévalence du grossissement de la prostate (ou hypertrophie bénigne de la prostate, HBP) augmente avec l’âge. Elle peut entraîner un écoulement post-miction, une incontinence par impériosité ou un trouble nommé incontinence par regorgement qui se produit quand la vessie se relâche littéralement à force de tenter de maintenir une pression de fermeture suffisante pour contrer le volume d’urine d’une prostate hypertrophiée.

Le Dr Mastumoto ajoute que les hommes plus jeunes peuvent eux aussi souffrir d’incontinence. Dans ces cas, l’incontinence peut être le signe de problèmes médicaux sous-jacents, y compris du diabète (qui entraîne une plus grande production d'urine) et, dans les cas plus graves, d’une cystopathie diabétique quand la vessie ne fonctionne plus correctement.

En outre, elle peut suggérer la présence d’un problème neurologique, y compris d’une tumeur cérébrale ou de la colonne vertébrale (qui peut n’être que bénigne), d’une compression de la moelle épinière ou d’un AVC.

Mythe no 3 : On se sent mal à l’aise, inévitablement

L’hygiène, ou plus précisément le manque d’hygiène est un autre de ces mythes. Certains pensent que les hommes qui souffrent d’incontinence vivent constamment dans l’humidité et la saleté. « Il ne fait aucun doute qu’en présence d’incontinence urinaire, un homme se sente mouillé et malpropre », souligne le Dr Matsumoto. Un des meilleurs moyens d’éviter de se sentir de la sorte est d’utiliser des produits de protection contre l’incontinence tels que les coquilles, les coussinets et les culottes d’incontinence TENA Men. Grâce à ces protections, vous vous sentez propre et au sec du fait que l’urine et les odeurs persistantes sont piégés à l’écart de votre peau.

Mythe no 4 : Je suis le seul

Viennent ensuite tous ces hommes, et ils sont nombreux, à croire fermement qu’ils sont les seuls à souffrir d’incontinence urinaire. Le Dr Matsumoto confirme les statistiques et ajoute que parmi la population âgée, le taux de prévalence peut atteindre 30 pour cent. La bonne nouvelle? « La plupart du temps, il existe une solution. Les causes sont tellement différentes et nombreuses que le traitement en dépend. Par exemple, pour les problèmes les plus répandus, comme l’incontinence causée par une hypertrophie de la prostate ou par une vessie hyperactive, un traitement médical est disponible », dit-il. La perte de poids, le maintien de la régularité de vos intestins et l’arrêt du tabagisme peuvent également vous aider à limiter les pertes urinaires.

Finalement, voici ce qu’il est bon de savoir à propos de la fausseté de ces mythes, c’est que vous n’avez pas à vivre avec des problèmes de contrôle de la vessie. Dans la réalité, on peut limiter, voire même éliminer l’incontinence urinaire dans la majorité des cas. « Il est tellement important que les hommes consultent leur médecin quand ils souffrent d’incontinence et obtiennent une référence pour consulter un urologue. » Faites examiner cela », reprend le Dr Matsumoto. « Ne vous restez pas seul avec votre problème. »


Ce contenu est produit par The Globe and Mail’s Globe Edge Content Studio, en consultation avec Robinson.



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