« Les gars doivent parler pour comprendre »

John Roos, psychologue à Calgary, soutient que lorsqu'il leur faut parler de problèmes personnels, certains hommes se sentent très mal à l’aise et se défileront.

Il croit que « les gars doivent parler pour comprendre », mais comme les femmes de leur vie en témoignent, il est beaucoup plus facile de le dire que de le faire.

Dans cette approche, John Roos et Richard Somerset, thérapeute à Vancouver, ont consacré leur carrière à aider les hommes à mettre précisément cette approche en pratique, tout en notant qu’il serait profitable pour les gars de parler davantage de certains sujets.

1. La dépression : Commençons par constater une évidence : les gars ne sont pas « censés » être d’humeur instable ou moroses. Roos admet que la stigmatisation entourant la santé mentale persiste toujours malgré l’amélioration des ressources et la sensibilisation du public mises en œuvre au cours des 30 dernières années. « Je constate que les aptitudes conversationnelles et le langage utilisé au sujet de la santé mentale n’ont pas évolué pour tout le monde », ajoute-t-il.

Afin d’entamer la conversation, il aime expliquer à ses clients masculins que la santé mentale et la santé physique sont intrinsèquement liées. « Si vous pouviez les imaginer depuis l’intérieur de votre corps », soutient-il « vous verriez que la santé physique et la santé mentale utilisent les mêmes nerfs, les mêmes connexions et les mêmes composants chimiques ».

Ce qui peut vous aider? En parler! Parlez-en lors de la prochaine partie de football, au pub ou autour du feu de camp. Vous pouvez aussi oublier ce que vous avez vu dans Comment ça va Bob au cinéma et demandez à votre médecin de vous référer à un psychothérapeute.

2. Le goutte-à-goutte : Non, il ne s’agit pas de la goutte d’eau qui fuit du robinet. Il s’agit plutôt du sujet dont Roos discute souvent avec ses clients - il leur parle d’incontinence masculine. Ce trouble urinaire est plus répandu que le pensent la plupart des hommes. Selon l'enquête canadienne réalisée sur l’incontinence urinaire en 2008 par Ipsos Reid pour un groupe de chercheurs éminents de partout au pays, 10 % des hommes âgés de 18 à 40 ans, 16 % des hommes âgés de 41 à 64 ans et 30 % des hommes âgés de 65 ans et plus sont touchés par une perte de contrôle de la vessie. Pourtant, seulement 26 % d’entre eux vont rechercher de l'aide.

« Beaucoup d'hommes sont mal à l’aise d’en parler », explique-t-il. L'hésitation à s'ouvrir sur quelque chose pourtant aussi répandue que l’incontinence urinaire est souvent liée à des facteurs sociologiques tels que « comment les hommes sont-ils censés parler de certaines choses ou de quels sujets sont-ils autorisés à parler en public », explique Roos.

Or, ce que beaucoup d'hommes ignorent peut-être, c’est qu'il existe des solutions. En effet, TENA offre une gamme de coussinets absorbants et de culottes protectrices pouvant améliorer la vie des hommes atteints d'incontinence légère à sévère. Ces protections permettent d’éliminer les craintes liées aux fuites et aux odeurs et, non! on ne les voit pas sous un pantalon ou sous un jeans.

En outre, parler de la perte de contrôle urinaire avec un pharmacien ou encore visiter le site Web de TENA sont d’excellentes façons d’entamer votre démarche.

3. L’équilibre travail-famille : les mères ne sont pas les seules à subir la pression de la conciliation travail-famille. Une étude britannique réalisée en janvier 2017 par The 2017 Modern Families Index, a révélé que près de la moitié des pères sur le marché du travail interrogés accepteraient un travail moins stressant pour pouvoir passer plus de temps avec leurs enfants.

Roos affirme que les relations familiales sont un thème régulièrement abordé par sa clientèle masculine.

« Les structures sociales ont changé au cours des 20, 30, 40 dernières années », dit-il. En ce qui concerne leur rôle à la maison, les jeunes générations d’hommes semblent accorder « de l’importance à l’adoption d’un rythme de vie différent de celui de la génération précédente. »

En d'autres mots : allez-y, prenez une journée de congé « surprise » avec les enfants et amusez-vous.

4. Cheveux aujourd'hui, coco demain : après un certain âge, les poils poussent soudainement à des endroits incongrus où les hommes n’en veulent pas, et disparaissent des endroits où les hommes veulent les conserver. Bien qu'il s’agisse d’une réalité de la vie facilement gérée par la plupart des hommes, il en est autrement pour certains qui trouvent l’épreuve agonisante.

C’est vrai! En 2013, les chercheurs de Charité - Universitätsmedizin, un hôpital universitaire de Berlin, ont constaté que la perte de cheveux chez les hommes pouvait s’accompagner d’une « lourde charge émotionnelle » et entraîner une perte de confiance en soi et des problèmes de santé mentale, comme un état d’extrême anxiété.

La perte des cheveux n'est cependant que l’un des nombreux aspects du vieillissement que les hommes trouvent déconcertants à mesure qu’ils prennent de l’âge. Somerset a aidé plusieurs hommes ayant de la difficulté à gérer les changements liés au vieillissement, en particulier ceux qui affectent leur façon de vivre, comme au moment de la retraite.

Il stipule que chaque transition est beaucoup plus facile à gérer quand les hommes comprennent ce qui leur arrive, parlent des valeurs qui les motivent et de ce qui donne un sens à leur vie. Cela devient plus facile à mesure que les hommes vieillissent, car, dit-il, « ils savent maintenant qui ils sont et ce qui leur arrive ».

5. Mauvais score au golf : beaucoup d'hommes se glorifient de leur score au golf, tant auprès de leurs amis qu’auprès de futurs partenaires commerciaux. Et une mauvaise journée de golf peut faire qu’un gars se sente « nul ». Mais en réalité, ce n'est pas la partie qui est en cause ici, n'est-ce pas? Somerset précise que les hommes jugent souvent qu’ils ne répondent pas aux attentes, ni à celles qu’ils se fixent, ni à celles que le monde attend d’eux.

Les hommes ont peur de parler de leurs erreurs, indique Somerset, car au fond, ils ont peur de la marginalisation. Ils se disent : « Si je partage cela, me verrez-vous encore de la même manière? », dit-il.

Pourtant, quand les hommes parlent de la perception de leurs propres lacunes dans un environnement où ils se sentent en confiance, ils se sentent souvent « comme les autres », et non plus marginalisés. Et il y a là un avantage supplémentaire, note Somerset : « Aider les hommes à accroître leur conscience émotionnelle et leur capacité à parler de leurs sentiments leur procure un profond sentiment de contrôle sur leur vie. »


Ce contenu est produit par The Globe and Mail’s Globe Edge Content Studio, en consultation avec Robinson.



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