Richard, 46 ans

Se rétablir d’une chirurgie

Oui, nous savons tous que nous allons mourir un jour. Mais quand j’ai reçu un diagnostic de cancer de la prostate, ça a été un énorme choc. Soudain, j’ai réalisé que non seulement mon tour viendrait, mais que j’étais peut-être le prochain sur la liste. J’ai été opéré en avril 2011 et tout s’est bien passé. Au début, j’ai dû porter un cathéter urinaire, ce qui n’allait pas sans poser quelques problèmes. Quand on a retiré la sonde, je suis allé consulter un urologue. Ma plus grande préoccupation était de retrouver une vie normale aussi vite que possible.

Au début, je n’arrivais pas à arrêter l’écoulement parce que l’ablation de la prostate avait affaibli les muscles du plancher pelvien. Le médecin m’a alors recommandé de faire certains exercices et m’a donné des protections urinaires spécialement conçues pour les hommes. Au début, je me sentais un peu bizarre de les porter. Mais elles sont vraiment discrètes. De toute façon, j’avais décidé de rester ouvert à ce sujet.

J’ai remarqué que les gens copient leurs réactions sur les vôtres. Si vous abordez le sujet ouvertement, ils se comportent de la même façon. Cela dit, ce n’est pas quelque chose que je crie sur les toits. Mais si la conversation vient sur le sujet, j’essaie de ne pas en avoir honte. J’essaie de voir cela comme une situation de la vie comme une autre avec laquelle je dois conjuguer.

Maintenant, je suis devenu mon propre entraîneur et mes efforts ont commencé à porter des fruits. Je n’irais pas jusqu’à dire que la « guérison » est rapide, mais tant qu’il y a des progrès, je persévère avec le but de pouvoir me retenir 3 à 4 heures sans uriner. Et de me passer des protections. Il y a encore du pain sur la planche.

Dans l’ensemble, c’est un soulagement de savoir qu’on sera là encore un moment.